Il n'y aura pas eu d'état de grâce pour la nouvelle ministre des Sports. Appelée pour remplacer Laura Flessel, démissionnaire, le 4 septembre, Roxana Maracineanu a pris son poste au cœur d'une polémique entre le gouvernement et le mouvement sportif autour de la baisse annoncée du budget dédié au sport en 2019.
Lundi 24 septembre, la présentation du projet de loi de finances a mis fin au suspens : le ministère des Sports bénéficiera bien d'un budget raboté de 6,2% l'année prochaine. En 2018, la baisse avait déjà été de 7%.

L'enveloppe du ministère des Sports s'établit donc à 451 millions d'euros, contre 481 millions en 2018, avant que la loi de finances rectificative ne vienne ajouter 27 millions par le relèvement du plafond d’une taxe affectée au CNDS (Centre national pour le développement du sport) pour assurer des engagements pris en faveur, notamment, des équipements sportifs structurants.
Aux 451 millions du budget du ministère, le sport se voit en outre crédité de 65 millions d'euros par le biais d'un versement à Solideo, la société publique chargée de réaliser les infrastructures des Jeux olympiques de Paris 2024.

Feuille de route inchangée

Selon un communiqué du ministère des Sports, ce budget "s’inscrit pleinement dans la volonté du gouvernement de respecter ses engagements budgétaires et entend placer son action sous le sceau de l’efficacité et de la transformation". Pour ce qui est des objectifs, la nouvelle ministre est encore calée sur la feuille de route de son prédécesseur : "Réussir les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 en termes de haute performance et de développement des pratiques sportives pour tous, en visant 3 millions de pratiquants supplémentaires d’ici 2024."
Face à la grogne du mouvement sportif, que la perspective de la suppression des quelque 1.600 conseillers techniques placés par le ministère auprès des fédérations a particulièrement irrité, Roxana Maracineanu a annoncé un fléchage de moyens vers le haut niveau à hauteur de 25 millions d'euros supplémentaires. La somme allouée aux fédérations pour la haute performance atteindra ainsi 88 millions en 2019.
En outre, 15 millions d'euros sont promis à la nouvelle agence de gouvernance du sport, qui remplacera le CNDS, pour financer des "mesures nouvelles en faveur de la réduction des inégalités d’accès à la pratique sportive sur les territoires carencés", notamment à travers le renforcement de l'apprentissage de la natation.
Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), très remonté contre la baisse de moyens du sport français, a annoncé que sa mobilisation était toujours d'actualité. Sa pétition en ligne lancée le vendredi 22 septembre, intitulée #LeSportCompte, avait dépassé mardi matin les 180.000 signatures. C'est dire si le "match" n'est pas terminé. Pour preuve, Michel Savin, sénateur de l'Isère et président du groupe d'études sur les pratiques sportives et grands événements sportifs de la Haute Assemblée, a réagi dans un communiqué daté du 24 septembre, dénonçant "cette nouvelle baisse" du budget des Sports et donnant rendez-vous au Sénat pour le vote de la loi de finances.

Source : Localtis - Jean Damien Lesay (25 septembre2018)

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